Présentation de la plaquette Club 2018

Noël Laurent PlaquetteNoël Laurent présentera la plaquette 2018 du Club le Mercredi 25 Avril à 18h45, Salle Bonnefille Avenue de Paris à Roanne. Il a, à cette occasion, répondu à quelques questions sur sa rédaction  mais pas uniquement……

Bonjour Noël Laurent,

As-tu compté le nombre de plaquettes club que tu as rédigées?

Je la réalise depuis l’année 1976, j’étais encore coureur ; cela c’est fait suite à de graves problèmes internes, ayant participé aux premières éditions j’ai repris le flambeau dans sa totalité.

 Et environ le nombre total de diffusions pendant toutes ces années?

Cela fait donc 42 plaquettes club et 29 plaquettes TPR avec l’aide de tous ceux qui m’apportent leur collaboration, qu’elle soit publicitaire, rédactionnelle ou photographique .On doit  approcher les 150 000 exemplaires diffusés pour les deux .

Pourquoi avoir créé ce média?  Quels en étaient les objectifs principaux?

En marge de cet outil de promotion auprès de la presse, des pouvoirs publics et des entreprises privées, il y avait un apport financier important par les publicités apportées par nos annonceurs certains fidèles sur plusieurs décennies ( c’est toujours le cas)

Quelles techniques utilisais-tu pour sa mise en page avant l’informatique?

Après le cadre de la pagination -appelé chemin de fer en imprimerie – je travaillais page par page (ça n’a pas changé sauf que maintenant cela se fait à l’ordinateur). Je travaillais en mode manuscrit, un feuillet par page avec un schéma de mise en page où apparaissaient les cadres pour les photos, et les textes. Je légendais les photos-papier (argentique) au dos de chacune d’elles et mettais le tout dans une pochette plastique, une pochette par page dans un énorme classeur Maintenant je porte mon dossier sur une clé USB qui tient dans la poche  à l’imprimerie, toujours la même, l’imprimerie Chirat (http://www.imprimerie-chirat.fr/) partenaire du club.

Qu’est-ce qui te motive à réaliser chaque année une nouvelle édition?

Plusieurs facteurs de motivation m’animent :

– d’abord le plaisir d’être sur les évènements et de réaliser des photos ; je ne suis pas un photographe d’art mais plutôt d’instinct, d’instantané : j’aime fixer les instants partagés avec les gens qui gravitent et qui œuvrent autour et dans le club, du dirigeant au coureur en passant par le partenaire, l’élu, les familles, les amis des coureurs, les journalistes, etc… Le cyclisme, sport qui me passionne depuis mes débuts comme jeune coureur, est un sport populaire, spectacle gratuit ouvert à tous. On y fait de belles rencontres. J’apprécie cette facette où interviennent les rapports humains autour d’une même cause, d’une même passion que l’on retrouve d’ailleurs dans beaucoup de milieux associatifs et sportifs.

-ensuite mettre en valeur ce qui a été réalisé dans le club sur une année, sa vie, ses joies, ses bons moments, mais aussi ses peines ; surtout les exploits de nos coureurs. C’est une grande satisfaction que de se dire : on aurait pu faire 25 pages de plus sur cette brochure ; à contrario, s’il fallait se creuser les méninges pour chercher des sujets de reportages ou d’articles dans une pâle activité, ce ne serait pas très motivant

-enfin, la plaquette du CR4C est le fruit du travail de toute une équipe qu’il me plaît à mettre en valeur. A l’époque du numérique, des réseaux sociaux (qui ont une grande importance, nos jeunes coureurs et directeurs sportifs nous l’ont démontré), le support papier conserve encore toute sa valeur, comme document d’archives. Beaucoup de collectionneurs nous la réclament chaque année

Avant d’apporter une plaquette à l’édition combien d’heures de travail?  Avant et aujourd’hui?

Cela peut paraître paradoxal, mais du fait que je réalise une très grande partie du travail sur mon ordinateur, je consacre plus de temps à la mise en page qu’autrefois où l’imprimerie faisait tout, les frappes des textes, les légendes des photos et surtout le scanner des photos. Depuis le début, j’entreprends le chantier après les fêtes de fin d’année pour une livraison fin Mars. Pendant cette période j’estime y consacrer en moyenne 4 heures par jour. J’en profite pour remercier l’imprimerie CHIRAT et son PDG ainsi que tout le service pré-presse avec lequel je finalise le dossier dans les  derniers jours de préparation.

Comment gères-tu tes milliers de photos et de logos publicitaires?

J’essaie de classer dans des dossiers numériques les photos, logos et publicités par thème (thèmes que l’on retrouve sur les pages de l’ouvrage) au fur et à mesure que je les engrange ; je suis assez conservateur, je garde certainement trop de photos, pensant qu’elles pourront un jour avoir leur utilité. Je ne suis pas un champion du classement, cela me joue des tours parfois, quelques oublis si je n’enregistre pas de suite des documents reçus…

Ton parti pris de rédacteur, certainement pas le sensationnel tellement à la mode aujourd’hui mais plutôt …..

oui, plutôt le petit détail, l’anecdote, le petit truc qui m’interpelle avec toujours le côté humain, l’action certes modeste d’une personne par rapport à une autre, ou celle qui œuvre dans l’ombre sans être sous les feux de l’actualité. Cela dit nous avons le devoir de bien « vendre » » les belles courses gagnées, les exploits ou beaux comportements des uns et des autres, les belles organisations réussies avec une mise en valeur particulière de nos partenaires publics et privés.

Cette plaquette est considérée comme un document d’archives à conserver aujourd’hui,  tu dois en tirer satisfaction puisse en souffrir ta modestie?

Oui, c’est vrai que j’apprécie que l’on me pose la question : elle sort quand ? ou qu’on me dise que c’est un document de référence, surtout quand le temps est passé, notamment quand l’on se réfère à la plaquette pour rechercher les années ou Romain BARDET,  Arthur VICHOT, Rudy MOLARD et les autres devenus « pros » sont passés par la case »CR4C » pour leur formation, ou pour rechercher tel ou tel renseignement sur l’historique des organisations, de dirigeants et coureurs de chaque époque.

Quelles sont tes motivations pour faire vivre ce média alors qu’aujourd’hui les réseaux sociaux cannibalisent l’info?

C’est exact que la communication immédiate, certes éphémère des réseaux sociaux et d’internet, fait que lorsque nous sortons la plaquette, il n’y a plus trop de fraicheur de l’info. Raison de plus, pour, en dehors des passages obligés ,réaliser des pages  qui sortent un peu du côté purement sportif, on y retrouve des clichés de la saison qu’on n’a pas pu voir sur le net, familiaux, ou humoristiques vus par le petit bout de la lorgnette.

Et puis le plaisir de feuilleter un ouvrage que l’on saisit manuellement, dont on parcoure quelques pages, que l’on pose puis que l’on reprend comme un magazine, reste vraiment un autre plaisir pour beaucoup de lecteurs.

Si tu devais n’en choisir qu’une ce serait laquelle?

Sans hésiter la plaquette spécifique des 90 ans réalisée en 2015 à l’automne, en plus de celle du printemps. Cela m’a bien occupé, mais il reste un document qui reprend en photos toutes les époques et les exploits du club. J’avais un peu participé à celle de 1975 qui constituait un très bel ouvrage avec couverture dorée.

Tu as vécu la vie du club sur le vélo comme coureur puis aux commandes en tant que président. Aujourd’hui tu l’appréhendes par le viseur de ton appareil photos mais pas seulement puisque tu es toujours un membre du Comité de pilotage quelles images fortes te viennent tout de suite à l’esprit à l’évocation de ces différentes époques ?

IL n’est pas question de comparer les époques. Je dirais que les exploits d’avant et d’après-guerre que m’ont narrés nos anciens Jo DESSERTINE, Albert CHAVANIS, Roger PROST notamment, m’ont toujours fait rêver, cette époque où le cyclisme était certainement plus reconnu, avec beaucoup de courses organisées chaque semaine qui ont aujourd’hui disparu; c’était l’une des grandes distractions de la population alors que maintenant l’offre de loisirs  est si diversifiée et la surmédiatisation du football fait que le vélo passe un peu au second plan, hors le Tour de France. Pourtant les coureurs actuels n’en ont que plus de mérite, au siècle de la facilité !

Parmi les belles satisfactions, les 135 courses que nous avons gagnées au cours de la saison 1976 un record ; puis ensuite, les années 1980 où nous avions dans le même temps 4 coureurs en équipe de France et une sacrée équipe qu’était « la bande à NANARD »(B.LACOMBE).

Le titre de champion de France 1999 D.N.2 et la montée en D.N.1. que nous n’avons plus quittée depuis. A suivi le titre  de champion de France DN 1.2008 sur la coupe de France des clubs DN1 : le summum pour un dirigeant comme pour un coureur tout cela sous la direction de Gilles PAUCHARD ,un directeur sportif qui a su conduire le team CR4C au plus haut niveau.

Enfin le formidable triplé de nos coureurs au début des années 2010 avec les titres de champion de France de Romain FAUSSURIER en 2011 en Junior et en 2012, celles de de Quentin BERNIER en espoirs et Jimmy RAIBAUD en  Elite. La victoire de Jimmy obtenue le jour des funérailles de notre regretté ami Robert LAREURE  disparu lors d’un accident alors que nous balisions le Tour du Pays Roannais 2012, sentiments mêlés de grande tristesse et de grande joie sportive

Côté organisation, les fabuleux Grands Prix de VOUGY  et la création du TPR il y a 30 ans  sont toujours des grands moments de la saison, des courses de haut niveau qui perdurent grâce à un travail d’arrache-pied des dirigeants et bénévoles..

La saison 2018 est bien partie, c’est une belle source de motivation !

A quelle question qui ne t’est pas posée souhaiterais-tu quand même répondre?

Plutôt un message, un témoignage en forme de remerciement : en tant que témoin privilégié de la vie du club et du cyclisme en général sur plusieurs décennies, je me félicite de constater que chaque équipe dirigeante, chaque président, ont su faire évoluer le club, n’ont pas été fermé aux nouvelles techniques de communication, mais aussi dans le matériel et la préparation, en se tournant résolument vers l’avenir tout en s’appuyant sur l’expérience du passé. On le constate avec les petits plus apportés chaque année par les uns et les autres par l’ajout de leur touche personnelle  positive et surtout par ce souci de garder cet esprit d’équipe et de convivialité qui nous anime malgré nos différences, où le slogan « être sérieux sans se prendre au sérieux » se perpétue de génération en génération.

Merci Noël

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